Le secret d’Alexei Dunayev qui a bouleversé les techniques de transcription

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Afin de révolutionner le monde de la transcription, Alexei Duneyev, confondateur de l’entreprise TranscribeMe a eu une idée pour le moins étonnante. Jusqu’à présent il était communément admis qu’une traduction ne pouvait être effectuée que par une personne à la fois. Pourtant, en faisant appel à plusieurs traducteurs pour une même tâche, il a permis à son entreprise de devenir l’un des leaders sur un marché en plein développement.

Le principe est le suivant : les clients de TranscribeMe résidant, entre autres, en Australie, en Nouvelle-Zélande (le pays où l’entreprise est née), aux États-Unis et à Singapour, lancent un enregistrement grâce à une application gratuite sur smartphone qui transmet leur fichier audio en temps réel au serveur de l’entreprise. À partir de là, le fichier audio est fragmenté (certains fragments ne durent que 60 secondes) et placé dans une liste accessible aux centaines de dactylographes travaillant à domicile sur tous les continents, de manière à ce que chacun d’entre eux puisse s’en servir comme il le souhaite.

« Les dactylographes peuvent travailler très rapidement et de n’importe où », a déclaré M. Dunayev. « Par exemple, un dactylographe peut regarder la télévision chez lui et, à l’heure de la publicité, allumer son ordinateur pour travailler l’espace de quelques instants avant de retourner à son programme télévisé. »

Les dactylographes envoient les fragments de textes terminés au serveur de TranscribeMe qui les remet dans l’ordre initial du fichier audio. La transcription complète peut, si nécessaire, être réalisée dans les minutes qui suivent l’enregistrement du fichier audio d’origine.

Les avocats, médecins, universitaires, journalistes et organisateurs de conférences ont de très tout intérêt à avoir recours à des dactylographes pour transcrire leurs entretiens ou conférences. Cependant, selon Alexei Dunayev, le marché va bien au-delà de ces corps de métiers. Des millions d’heures d’enregistrement audio sont comptabilisées dans le monde chaque jour, mais seule une infime partie d’entre elles est transcrite, alors que leur transcription pourrait être très rentable. « Si les vidéos de Youtube et les podcasts ne sont pas transcrits, il est impossible d’en rechercher le contenu. Si c’était le cas, il serait possible de créer plusieurs sources de revenus différentes, en utilisant le texte pour générer du trafic sur les moteurs de recherche. »

Alexei Dunayev a obtenu un diplôme en commerce avec mention ainsi qu’un diplôme en sciences à l’université d’Auckland. Puis, il y a trois ans, il a passé sa maîtrise en administration des affaires à l’école de commerce de Stanford après avoir obtenu la bourse « Fulbright-Platinum Triangle ».

Il a identifié quatre points primordiaux pour satisfaire les clients potentiels : facilité d’utilisation, exactitude, rapidité et prix abordable. Ainsi, il est aussi simple d’utiliser l’application que d’appuyer sur un bouton d’enregistrement. L’exactitude est optimisée en faisant appel à des dactylographes résidant au plus près du lieu de localisation du smartphone, ce qui permet de réduire les confusions dues aux accents. L’équipe de dactylographes de TranscribeMe est peut-être mondiale, mais il n’est pas avantageux que quelqu’un habitant Perth travaille sur la transcription d’une consultation médicale enregistrée à Los Angeles.

Mais qu’en est-il du prix ? M. Dunayev déclare qu’en faisant des économies sur les frais généraux, il peut facturer la transcription seulement 1 dollar par minute, tandis que les autres sociétés la facturent généralement entre 2 et 5 dollars. De plus, bien qu’il existe des logiciels de reconnaissance vocale qui coûtent au minimum 100 dollars, leur précision est moindre que celle fournie par l’être humain.

Après seulement six mois d’existence, TranscribeMe s’est agrandie et compte désormais 20 équipes de vendeurs et techniciens réparties dans quatre bureaux (deux en Nouvelle-Zélande, un à San Francisco et un à Singapour). Pour maîtriser une telle expansion, il a fallu avoir recours à une autre innovation : les bureaux virtuels de la compagnie Servcorp.

En décembre, les salles de réunion de Servcorp à San Francisco ont été utilisées pour le recrutement des équipes de vente chargées de mener à bien l’arrivée de l’entreprise aux États-Unis. Deux semaines après seulement, TranscribeMe a décroché un contrat de transcription de conférences de l’une des dix meilleures universités des États-Unis, qui lui fait désormais régulièrement parvenir des dossiers comprenant des fichiers nécessitant une centaine d’heures de travail, devenant ainsi l’un des clients les plus importants de TranscribeMe.

Le bureau à louer de Servcorp a permis à Alexei Dunayev de sous-traiter les tâches annexes, telles que louer des locaux et s’assurer qu’ils sont correctement interconnectés.

De plus, grâce à ses bureaux virtuels, Servcorp a récemment permis à M. Dunayev de quitter San Francisco à l’improviste pour se rendre à Philadelphie afin de rencontrer un client potentiel. « Nous avons dû l’appeler en urgence pour lui indiquer si, oui ou non, nous pouvions nous entretenir avec lui. Fort heureusement, nous avons pu saisir l’opportunité qui nous était donnée car nous savions que, grâce à Servcorp, nous aurions un accès immédiat à un bureau où nous pourrions nous installer. »

« J’ai pris un vol de nuit de San Francisco à Philadelphie pour atterrir à 7 h. Dès 8 h30 j’ai été accueilli dans un bureau que j’ai pu m’approprier pour la journée. La visite a été extrêmement productive et, l’expérience, très positive. Nous pouvons dire oui à des occasions qui, en d’autres circonstances, auraient été insaisissables. »

Pour Alexei Dunayev, l’étape suivante est la transcription du mandarin, en commençant avec des clients basés à Singapour. À partir de là, il sera possible de franchir de plus larges frontières. « Cela nous donnera accès au marché chinois. ».

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »